Témoignages

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Lise, 23 ans a écrit le 10 mai 2010 à 15 h 06 min:
J'ai commencé à m'épiler les jambes à l'âge de 12 ans. J'étais en vacances, dans un parc d'attraction et je ne sais pas pourquoi j'ai pris conscience à ce moment là que toutes les femmes autour de moi avaient des jambes glabres. Mes soeurs plus jeunes (pas encore ado) avaient un duvet blond de fillette qui se voyait à peine, mais moi j'ai eu l'impression d'un seul coup en me comparant aux autres d'avoir d'énormes poils noirs sur les jambes, et je me suis sentie extrèmement honteuse. En rentrant le soir j'ai demandé à ma mère comment on faisait pour s'épiler. J'ai donc essayé de m'épiler avec son épilateur, mais ça faisait un mal de chien. Du coup je me rasais et j'ai utilisé aussi des crèmes dépilatoires. Un an plus tard je débarquais à Paris pour faire mes études de musique, toutes les filles de 13 ans s'épilaient, et la plupart se maquillaient. J'ai commencé à mettre des T-shirts plus décolletés (style débardeur), et à me raser également les aisselles. J'ai aussi commencé à me maquiller.
Un ou deux ans plus tard, j'étais tellement complexée que je ne pouvais pas sortir dans la rue sans être maquillée. Je pensais que j'étais laide, donc que je me devais d'être au moins parfaitement élégante.
Un jour j'ai essayé de me raser le pubis intégralement, mais ça ne m'a pas plu, et ça n'a pas plus à mon copain non plus qui est maintenant devenu mon mari.
J'ai connu mon mari jeune, j'avais 16 ans. Lui m'a toujours trouvée belle telle que j'étais, épilée ou pas.
Après la naissance de mon fils, nous avons eu une prise de conscience sur le plan écologique. On a commencé à remettre en question notre mode de vie. L'épilation en a fait partie, c'est là que j'ai découvert le site du MIEL, leurs arguments m'ont tout de suite convaincue.
J'ai arrêté de m'épiler, j'avais 20 ans, et ce fut une libération ! Curieusement je n'ai pas eu tant de regards négatifs que cela sur ma démarche, je pense que les gens voyaient que j'assume totalement mon choix, et je n'ai pas non plus une pilosité si voyante que cela. J'ai vraiment la sensation de m'être réapproprié mon corps, et je me trouve belle maintenant, ce qui n'était pas le cas avant. Arrêter de m'épiler m'a ouvert à d'autres démarches (arrêter le soutien gorge, accepter la nudité, être à l'écoute de mon corps et ne plus le maltraiter) qui vont toutes dans ce sens d'une meilleure connaissance de soi et d'une libération corporelle. Au niveau de l'esprit, j'ai bien plus l'impression d'être en accord avec mes convictions écologistes et féministes en arrêtant un geste polluant rendu quasi-obligatoire par notre société de consommation patriarcale.
Maintenant je monte sur scène et je pose pour des photos avec mes poils, ça me ferait tellement bizarre de les enlever ! Et je ne pense pas que cela choque les spectateurs, vu les remarques qu'on m'a faites sur mon jeu scénique.
Mon mari m'a toujours soutenu dans ma démarche, il m'aime comme je suis naturellement ! Et d'autres mecs ont essayé de me draguer lors de soirées, ou même dans la rue alors que mes poils étaient très visibles, donc les célibataires n'ont pas à avoir peur !
Anaïs, 31ans a écrit le 10 mai 2010 à 15 h 06 min:
Ma première épilation disons plutôt rasage a été avec une copine, j'avais environ 11, 12ans. On l'a fait pour s'amuser pour faire comme les grandes, ensuite plus tard à l'adolescence j'ai commencé l'épilation. J'ai arrêté le rasage des aisselles en 2009, peu après avoir lu l'article sur Miel qui a été pour moi le déclic (même si j'ai toujours trouvé ce rituel aberrant, je m'épilais machinalement tout en pestant...). Je suis très contente de mes poils aux aisselles et je compte bien les garder, je m'y suis adaptée très vite, ils ne me gènent pas, je n'y pense plus et à force d'habituer mon regard à avoir des poils sous les bras je trouve même celà joli ! J'attends de voir en Eté comment je gère ça. Mon compagnon globalement s'en fout, il m'aime, la seule chose qui ferait barrière je pense c'est le regard désapprobateur des autres et d'avoir à se justifier pour moi....quelque part si on me juge sur mes poils, on le juge directement lui aussi (du genre "beark elle a des poils ! le pauvre comment il fait!").
Aurélie, 18 ans a écrit le 10 mai 2010 à 15 h 06 min:
Je ne me souviens pas de ma première épilation mais je pense que j'ai choisi toute seule de la faire, sûrement par conformisme. Je me suis épilée/rasée pendant environ 5 ans. En ce qui concerne mon déclic, ça s'est passé suite à une discussion que j'avais eue avec mes amies. Elles disaient qu'elles pensaient à faire l'intégrale pour leur 1ère fois. J'étais la seule à ne pas vouloir toucher à mon pubis. J'étais inquiète, je me disais que je devais peut être me raser quand même alors je suis allée chercher des infos pour voir ce qu'on conseillait de faire sur le Net. Et là je suis tombée sur le site MIEL qui déconseillait l'épilation en général. Du coup, je me suis posée la question du pourquoi je m'épilais/rasais et la réponse m'est venue toute seule: "Ça ne sert à rien." Maintenant, ma peau est moins sèche, je suis contente de rendre un bon service à mon corps en le laissant en paix et ça m'amuse beaucoup de voir mes amies se prendre la tête parce qu'elles se sont coupées en se rasant, parce qu'elles ont des points rouges ou parce qu'elles ne se sont pas bien épilées.
Karine, 30 ans a écrit le 10 mai 2010 à 15 h 06 min:
Première épilation à l'adolescence, par conformisme. Je n'ai jamais été très régulière car je n'ai jamais été vraiment convaincue par la nécessité de la chose, mais j'y revenais quand même, surtout l'été, pendant toute la période où j'étais complexée et que je cherchais à ressembler aux autres (15-25 ans). Et puis l'hiver revenait, et je laissait tomber à nouveau, sauf de temps en temps pour un rendez-vous amoureux, mais c'était une corvée. Jusqu'à ce que je rencontre mon futur mari, qui trouve que les poils c'est joli, c'est sexy, et que l'épilation c'est complètement idiot. Il ne m'en fallait pas plus pour tout arrêter ! J'y gagne du temps libre bien sûr, et une confiance en moi puisque je sais que mon mari aime ces poils tout doux (alors que justement c'est cette confiance que je cherchais avec l'épilation, et que je ne trouvais jamais vraiment...)
On pourrait penser suite à ce témoignage que c'est par flemme que je ne m'épile pas, et que j'accorde peu d'importance à mon apparence ou à ma féminité. Je peux même en rajouter : je ne me maquille pas, je ne porte pas de talons hauts, je ne vais jamais chez une esthéticienne... Et pourtant, je me sens ultra sexy et désirable, principalement grâce à mes vêtements pour le monde extérieur, et grâce à mon corps pour mon mari.
Gaby, 29 ans a écrit le 10 mai 2010 à 15 h 06 min:
J'ai commencé à m'épiler quand mon corps a changé et à cause des canons standards de beauté auxquels il faut souscrire pour être socialement acceptable pour ne pas se faire charrier par les copines et tenter de plaire aux garçons. J'ai fait un gros complexe à l'adolescence et pendant plusieurs années ensuite sur la pilosité de mes jambes et du maillot. J'ai arrêté de m'enlever certains poils par revanche sur un complexe stupide qui m'a pourrit la vie pendant plusieurs années, dans une démarche de lutte contre la dénaturation et la dévalorisation de ce que nous sommes, instinctivement et esthétiquement par la société de consommation. Je continue à m'épiler les jambes parce que je préfère ainsi mais je suis beaucoup moins obsédée qu'avant.
Pour le maillot et les aisselles, pas mal de mes partenaires m'ont décomplexé et donné beaucoup d'arguments pour m'aimer comme je suis. Le site du Miel a aidé aussi. Mais les efforts pour s'accepter comme ça sont variables et je me re-conforme à la tendance de manière régulière. Je ne peux pas dire que je sois totalement libérée de cela.
Pour les aisselles, je ne les épile plus depuis deux ans. Pour faire de l'imprégnation visuelle. Peut-être que les gens ne trouvent pas ça beau, mais ils voient que ça existe et c'est un début d'habituation, un encouragement pour les autres femmes qui voudraient mais qui n'osent pas. Récemment une amie m'a dit trouver ça sexy chez moi, ça m'a fait énormément plaisir et du coup c'est décidé je les garde, même avec des bustiers ou débardeurs.
L'argumentaire du Miel sur le rôle des poils est bien fait, je le ressers régulièrement. M'étant déjà rasée intégralement, j'ai pu constater le rôle d'absorption des chocs de la touffe et le fait que la peau soit plus sensible avec conduction des mouvements légers par les poils. Et toc, les poils c'est plus sensuel !
Je suis encore sensible aux normes sociales, notamment lorsque je vais à des soirées de danses de société et que je ne connais personne. Mais pour le reste, je fréquente principalement un entourage qui partage mes valeurs et me conforte dans mes choix.