L’utilité des poils et les inconvénients de l’épilation

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2. L’utilité des poils

Difficile de passer à côté car un des arguments invoqués par les pro-épilation, c’est que les poils ne serviraient plus à rien, ne seraient qu’un reliquat de notre passé « animal ». Il est évident que c’est une ineptie. Voici quelques éléments pour justifier leur utilité.

Extrait d’une page du site Vassilia.net

D’une façon générale les poils aident à :

Contrôler la sudation.

Contrairement à une idée simpliste, quand il fait extrêmement chaud, on est plus à l’aise en tee-shirt que complètement à poil. Pourquoi ? Parce que le tissu va absorber la sueur et la conserver ralentissant ainsi le phénomène de déshydratation du corps. Le poils jouent exactement le même rôle !

Capter la température extérieure

Les poils font partie intégrante du sens du toucher et plus particulièrement du sens thermique, ce sont leurs récepteurs qui nous avertissent de la température et de ses écarts locaux et de ses variations.

Protéger :

Les poils du pubis protègent les parties génitales contre les chocs et les frottements.

Optimiser la sensibilité

Les poils augmentent la sensibilité et la sensualité du toucher et par conséquent des caresses : chaque poil est relié à une glande sébacée, cette dernière envoie de l’huile sur la surface de la peau et la lubrifie en permanence participant ainsi a en conserver la douceur. (C’est aussi la glande sébacée qui permet de garantir une totale imperméabilité de la peau).

Participer à la communication émotionnelle

Et surtout, et cela est beaucoup moins connu, les poils participent à la communication émotionnelle entre les personnes en raison de l’émission de phéromones : Quand vous rencontrez une personne inconnue dans la rue, votre cerveau enregistre son image, la compare avec sa base de données afin de contrôler si elle est bien inconnue, enregistre éventuellement sa voix si elle parle, son odeur si on est capable de l’identifier… mais il enregistre aussi l’émission des phéromones qu’elle émet, si ces phéromones sont reçues favorablement, il y a amorce d’échange entre les deux individus… Qu’on ne s’y trompe pas : dans la vie de tous les jours, cet échange se limitera à un regard, au mieux à un sourire… Par contre si les deux personnes sont dans un lieu « de drague » l’échange va se concrétiser par une amorce de discussion, et comme pendant celle-ci les phéromones vont continuer à émettre, les choses risquent d’évoluer dans le bon sens…
Si vous coupez les poils, plus de phéromones, on ira pas jusqu’à dire que les choses deviennent impossibles, mais on se supprime une fonction et une facilité !

Petit conseil aux femmes célibataires et épilées, en mal d’amour : laissez pousser vos poils, cela attirera forcément des hommes !

Extrait du site Ecologielibidinale

Les êtres humains ont des poils sur toute la surface du corps sauf sur la paume des mains et sous la plante des pieds. Leurs poils sont développés à des endroits où les singes n’ont guère de poils (zone génitale) ! La pilosité humaine est donc spécifique, elle n’est pas un résidu. Au contraire elle a été sélectionnée par l’évolution. Or n’est sélectionné que ce qui rempli une fonction.

Sur la page wiki consacrée au poil, on peut lire ceci

Sous les bras et autour des organes génitaux les poils semblent avoir la fonction de roulement à billes, diminuant l’échauffement et les inflammations, ainsi que l'{évaporation} de la {transpiration}, et peut-être la diffusion d'{hormones}.
Les poils, cheveux et autres {phanères} pourraient aussi contribuer à la détoxication de l’organisme, on y trouve, par exemple, une partie de toxiques tels que le plomb, le mercure ou l’arsenic absorbé via l’alimentation ou la respiration qui s’y accumulent. Dans les oreilles et le nez, des poils jouent le rôle de filtre et d’alerte en cas de pénétration (insecte, objet..)

Sur la page wiki consacrée aux poils pubiens, on peut lire ceci

Certains pensent que les fonctions des poils pubiens incluent la dissémination de {phéromones} et la protection contre les frictions lors de {rapports sexuels}. Les poils pubiens forment également une protection naturelle contre les microbes auxquels une vulve épilée serait plus vulnérable.

Par ailleurs, des études semblent démontrer que la vue d’un pubis recouvert de poils aurait pour conséquence d’augmenter/créer l’excitation masculine.

Sur la page en anglais consacrée à l’épilation du pubis féminin, il y a des photo de pubis en gros plan. La femme au pubis complètement rasé est particulièrement mince, il n’y a aucune saillie des hanches et les grandes lèvres ne sont pas visibles. Du coup, il y a un doute, cela pourrait tout aussi bien être le pubis d’une fillette, je trouve cette ambiguïté très malsaine.

Et à la page épilation, on trouve ceci

Même si elles sont méconnues, le poil remplit différentes fonctions auxquelles l’épilation s’oppose. Ce type de considération est usuellement totalement ignoré des partisans de l’épilation et les conséquences d’une épilation définitive le sont tout autant.

Voici ce que dit Claude Gudin à propos de l’utilité des poils sur le site secondsexe.com

Le poil est également vecteur des sensations, c’est le capteur sensoriel qui relie au système nerveux. Une peau sans poil ou duvet a moins de chance de ressentir les caresses à leur juste valeur…Mais ce qu’on perd de plus important en se débarrassant de ses poils, ce sont les phéromones. A la base des poils il y a des glandes qui fabriquent des bonnes odeurs (par opposition à celles que l’on a si on ne se lave pas) et qui jouent un rôle capital dans la séduction et l’attraction sexuelle. Quand on est amoureux en général on adore l’odeur de son partenaire. Quand on s’épile ou se rase, on perd la composante olfactive de l’érotisme.

Toujours sur le site secondsexe.com, Saskia Farber a rédigé un article intitulé Odeurs, effluves, parfums : la valse des sens, dont voici un extrait

Le parfum comme fluide est relié à la sensualité et à la sexualité féminine libérée, au pouvoir du corps comme réceptacle précieux de fluides et sécrétions vitales. C’est au XVIIIe siècle que le seuil de tolérance olfactive s’abaisse avec l’émergence des parfums et l’éveil d’une conscience hygiéniste instaurant un nouveau rapport aux odeurs. À cette même époque, les psychiatres avertissent les notables contre le coup de foudre olfactif les poussant à se rapprocher de jeunes femmes de couche sociale inférieure. « L’atmosphère de la femme devient l’élément trouble de son sex-appeal. Susciter le désir sans trahir la pudeur, tel est le nouveau rôle dévolu à l’olfaction dans le jeu amoureux. » (4) Si actuellement tout semble être mis en œuvre afin de désodoriser le corps, cela commence par la guerre contre les poils et l’engouement massif pour l’épilation intégrale. Or la pilosité joue un rôle primordial dans l’instauration d’une relation sexuelle, il exacerbe la libido. Le pouvoir érotique des poils serait lié non seulement à la vue mais aussi à l’odeur. En effet, ils conservent les odeurs corporelles résultant des sécrétions des glandes apocrines. La libido ou le désir sexuel chez la femme adulte dépendant plus certainement des androgènes (responsables du développement pileux) que des oestrogènes. Androgènes, poils et désir restant inextricablement connectés. Remplacer les effluves charnelles par des parfums synthétiques s’avèrerait donc néfaste pour la libido. Contre toute attente, elles ne sont pas vectrices de désagrément mais bien de plaisir.

Je rajoute encore quelques éléments.
Les poils pubiens des femmes sont fort décriés ces dernières années. Ils ne sont pas une « garniture inutile » mais une barrière contre les mycoses et autres bactéries. De nombreuses femmes pratiquant le rasage du pubis se plaignent d’infections car le rasage fragilise la peau. Si vous doutez, posez la question à un gynécologue.
Voici ce que disait l’un d’eux sur un blog en 2008 : le gynecologue que je suis peux vous certifier que cette frondaison represente un rempart efficace aux vilaines bacteries.

On peut donc en conclure que garder ses poils pubiens est plus hygiénique que de les enlever, contrairement à tout ce qu’on lit et entend partout. La vérité médicale n’est pas toujours où on l’imagine.

Concernant le contrôle de la sudation, je rajouterais que sans poils, on provoque une élévation de la température corporelle. C’est une des facultés des poils, réguler la température. Donc, des athlètes qui s’épilent font à mon avis une erreur sur le plan des performances puisqu’ils vont avoir plus vite chaud, se déshydrater plus rapidement et ainsi, perdre du temps, peu importe la discipline. Or, on voit de plus en plus d’athlètes (hommes et femmes) aux aisselles épilées. Il n’y a donc aucun médecin pour leur dire cette évidence ? Malheureusement, les médecins sont aussi contaminés par l’absence de poils dans la sphère publique et n’y voient pas un problème.

Pour plus d’infos afin d’éviter les odeurs de transpiration, voir le Blog de Raffa qui donne des solutions écologiques ou chez Antigone XXI.

Le témoignage suivant a été posté en 2008 par une esthéticienne sur le forum du magazine « Flair », concurrent de « Marie-Claire » et « Elle », en Belgique. Il est intéressant car inattendu et courageux, il confirme la déshydratation suite à l’arrachage des poils. On y lit la contradiction entre une pratique qui dérègle le corps et le fait que ce soit le gagne-pain de la personne.

Je suis aussi une fervente de l’épilation ( une esthéticienne avec des poils c’est pas une bonne pub….) Mais malgré tout , je suis très consciente que je dérègle complètement ma thérmo régulation… Pour ceux qui ne le savait pas ben voila, les poils ça sert à garder la transpiration à la surface de la peau qui en s’évaporant diminue la chaleur du corps; Donc en arrachant, rasant les poils on risque des transpirer excessivement à des endroits inhabituels par exemples la tête, les fesses.

Il y a aussi le cas particulier des cheveux, qui sont des poils (selon les dermatologues). Il ne viendrait à l’idée d’aucune femme de se raser le crâne car ses cheveux seraient « inutiles ». On peut parfaitement vivre sans cheveux, même s’ils ont leur utilité. Seuls les hommes ont la liberté de se les enlever ou pas.
Les femmes ont peur de voir tomber leurs cheveux et pour cause. La symbolique du crâne rasé est très forte, comme rappelé au début, tout le monde sait que c’était une punition ou le signe d’une grave maladie. Mais la différence, c’est que le pubis est intime et les cheveux sont « publics », on a tous en tête ces images de femmes humiliées en 44. Plus loin dans le temps, c’est le pubis qu’on rasait pour punir les femmes mais on n’en a pas d’images qui frapperaient les esprits. En fait, les gens devraient avoir la même réaction face à un pubis rasé que face à un crâne rasé, étant donné que ces deux pratiques étaient des punitions.
Curieusement, se raser le pubis est souvent présenté comme une « libération », comme si les poils emprisonnaient les femmes. J’attends toujours de voir la mode des femmes aux crânes rasés, par contre. Vu que l’industrie cosmétique glorifie les cheveux des femmes, ça ne risque pas d’arriver.
En fait, la différence de traitement entre cheveux et poils sexuels est simple à comprendre : les cheveux sont là à la naissance, ils ne sont donc pas liés à la puberté, contrairement à la PF qui arrive en même temps que les seins.
En forçant les femmes à se raser, on les infantilise symboliquement. J’entendais une femme ayant subi l’ablation des seins suite à un cancer dire que quand elle a vu son torse pour la première fois après l’opération, elle avait l’impression d’être redevenue une fillette, elle n’était plus une femme. Mais pourquoi les femmes qui s’enlèvent la PF n’ont pas le même raisonnement alors que le « package » pubertaire inclut la PF ? Pourquoi s’acharner à enlever ces poils et à les détester ? C’est que je vais expliquer dans les chapitres suivants.


21. Les inconvénients de l’épilation

Il n’y a pas de chapitre sur les avantages de l’épilation car il n’y en a aucun ! C’est important à préciser car la norme est tellement intégrée que les inconvénients sont minimisés, pour ne pas dire ignorés.
Si l’épilation était une nécessité impérative, on pourrait encore se dire que c’est un passage obligé. Et on compare alors avec le rasage quotidien de beaucoup d’hommes.
On me dit souvent « oui mais vous les hommes, vous vous rasez la barbe ». D’abord, tous les hommes ne se rasent pas. Ensuite, si un homme a une barbe, il ne sera jamais insulté en rue et on ne lui lancera pas des regards bizarres. C’est même à la mode pour le moment, plein d’acteurs considérés comme très sexy en ont une. De plus, la barbe pousse sans arrêt et si l’on ne taille pas la moustache, elle empêche de manger convenablement. Si on laisse pousser les cheveux ou les ongles, cela va aussi devenir un problème. Mais les poils du corps ne posent aucun problème en soi, ils poussent jusqu’à une certaine longueur et ensuite, sont renouvelés. Donc, à part pour des raisons culturelles ou esthétiques, il n’y a pas de raison « fonctionnelle » de les enlever.
Ce qui rend d’autant plus absurde cette obsession à les enlever. La PF focalise une énergie et un dégoût totalement disproportionnés.

Les femmes souffrant d’hirsutisme sont encore plus concernées car elles multiplient les épilations et les traitements laser.
Les lasers récents semblent performants mais d’après certains dermatologues, l’épilation définitive doit être comprise comme épilation pour une dizaine d’années.
C’est encore une escroquerie de faire croire aux femmes qu’elles vont être débarrassées de leurs poils pour de bon. Et qui peut dire si le laser n’aura pas d’effet dommageable après 5 ou 10 ans ? Ne serait-il pas plus simple que les femmes aient le choix de garder leur PF ?
Voyons maintenant la longue liste des inconvénients. Il y a ceux liés à la pratique au moment même et ceux qui sont la conséquence du geste.

Le rasage a priori n’est pas douloureux. Mais si on le fait à la lame, il y a risque de coupure. L’épilation peut être très douloureuse, en fonction de l’endroit épilé et de la personne. Le pubis et les aisselles sont deux zones très sensibles, il est pratiquement impossible de ne pas ressentir de douleur. Si l’épilation est faite avec de la cire chaude, il y a un risque de brûlure, voir le témoignage plus bas.

L’épilation est souvent présentée comme une façon de prendre soin de soi. C’est une escroquerie de l’industrie cosmétique et des gens qui en vivent, comme le montre cette courte vidéo d’épilation au ralenti, où l’on peut voir ce qu’il se passe réellement avec la peau (dont les poils font partie, ils ne sont pas une entité indépendante). N’hésitez pas à la partager, personne n’oserait infliger cette violence à son animal de compagnie (avez-vous déjà essayer d’arracher les poils d’un chat ou d’un chien ?), alors pourquoi les gens s’infligent de telles souffrances, souvent présentées comme une évidence ? il n’y a qu’à voir les plages et les piscines d’Europe Occidentale en été, y croiser une femme ayant des poils aux jambes et/ou aux aisselles est hautement improbable.

Voici ce que dit MIEL concernant l’aspect nuisible de l’épilation

-ça dessèche la peau (les poils ont pour fonction de réguler l’humidité de la peau) ;
-ça fragilise la peau et favorise les infections ;
-ça empêche la diffusion et/ou la production des phéromones ;
-ça fait mal (cire, laser) ;
-ça blesse (rasoir) ou cela occasionne des rougeurs, des boutons…
-ça cause des démangeaisons quand les poils repoussent ;
-ça enlaidit : les poils d’origine sont beaux et doux mais les repousses le sont moins, sans compter la multiplication des poils incarnés ;
-ça fait perdre du temps : pendant qu’on fait ça, on ne fait pas autre chose de plus intéressant ou de plus utile (s’instruire, agir, se faire des amis…) ;
-ça coûte cher (appareils, institut, cire, crèmes) ;
-ça pollue : industrie des crèmes dépilatoires et rasoirs jetables.

Je rappelle les cas de mycoses et autres infections survenant suite à l’épilation du pubis féminin, les poils sont une barrière contre les germes.
Un autre inconvénient après des épilations répétées, c’est le fait que si l’on décide de laisser repousser les poils, le résultat est esthétiquement discutable car tous les poils ne repoussent pas et ceux qui repoussent le font de façon anarchique.
Sinon, les femmes se rasant le pubis et qui ont des relations sexuelles tous les deux jours sont obligées de se raser chaque jour pour éviter l’effet papier émeri. Et c’est un engrenage duquel on ne sort jamais.
Voici d’ailleurs le conseil d’un homme qui aime les femmes rasées intégralement, on notera l’injonction, cela vient d’un blog en 2005.

Par contre, soins consciencieux obligatoires: repousse pas terrible et petits boutons assurés si laissé en jachère!

Témoignage posté sur le forum de simplicité volontaire en 2007 par une Française vivant à New York qui raconte ce qu’elle voit dans le métro

on ne peux pas dire que j’ai vu beaucoup de poils féminins. Par contre, des coupures, des poils incarnés, des kystes, des irritations, de la couche cornée épaissie et foncée par le passage quotidien du rasoir, des racines noires visibles sous la peau, des débuts de repousse rêches (et même acérées), des couches blanches et pâteuses de déodorant (qui parfois se détachent en plaque, si si), ça j’en ai vus. Seules les aisselles qui semblaient ne pas souffrir de ce traitement n’ont pas attiré ma pitié. Pour les autres, je souffrais pour elles.

Un autre témoignage du même forum en 2007

une collègue et amie vient de se brûler gravement la cuisse en s’épilant à la cire. Elle s’est arrachée toute la peau de la cuisse droite et est brûlée au 2e degré.
Résultat, ce matin elle a une fièvre de cheval.
Le médecin qu’elle vient de consulter ce midi l’a taxée de « débile », notamment pour ne pas voir appelé les pompiers. Elle a serré les dents et arraché la cire (et la peau avec) au lieu de la faire enlever au scalpel dans un service d’urgence. Puis s’est rendue dans une pharmacie où on lui a dit que « ce n’était rien » et où on lui a appliqué du tulle gras sur toute la surface de la plaie.
A présent, le tulle est « incrusté » dans la chair à la place de la peau et ne peut plus être enlevé. La peau va se reconstituer au travers du tulle ; d’après le médecin il faudra 6 mois pour que le tissu se décompose et tombe de lui-même.
Inutile de dire qu’elle est formellement interdite de baignade en mer et piscine ainsi que de sable pendant ces 6 mois (adieu les vacances à la plage !), et de soleil pendant 1 à 3 ans pour éviter les cicatrices.

Témoignage posté sur le forum doctissimo.fr en 2007, par une femme atteinte d’hirsutisme, prouvant le risque induit par le laser

Alors que j’étais enfin débarassée de ma barbe grace à l’épilation électrique, un jour j’ai décidé de faire une séance d’épilation laser sur la moustache à mes frais et la dermato (pas la même que celle qui me faisait mes épilations électriques) m’a complètement brûlée!!
Pendant un an j’étais vraiment moche car avec une grosse cicatrice (ça m’a arraché la peau).
Pendant les premiers mois,je ressemblais à un monstre car ça suintait, j’avais des croûtes et j’ai gonflé de la bouche. Je ne pouvais même plus ouvrir la bouche. J’ai d’ailleurs fait des photos pour preuve.
J’ai cru que j’allais mourir tellement j’étais défigurée!!
Alors le laser, on ne m’en parle plus jamais!!!
Avec les années, ma cicatrice s’est un peu refermée mais par contre j’ai gardé une tache brune en forme de ligne (en forme de moustache quoi) et avec du fond de teint ça ne se voit pas.

Autre témoignage datant d’avril 2007, toujours sur doctissimo

Après 3 séances de Laser, la dermato s’est étonnée de me voir avec beaucoup moins de poils mais toujours autant de points rouges sur les jambes. Verdict: je fais de la kératose pilaire, et ces points vont rester, avec ou sans poils. Y’a pas de traitement vraiment efficace. Je suis deg’

Témoignage posté en 2006 sur un blog

le laser ca fait hyper mal. Ca me fait des boutons aussi comme la cire. je suis carrement defiguree pendant les deux jours qui suivent la seance.

Témoignages postés en 2005 et 2006 sur le blog d’Hélène concernant l’épilation laser, voir lien plus haut

– Je suis allee une fois chercher une amie au sortir d’une seance, elle avait les yeux tous rouges d’avoir pleure, et ca n’etait que les demi-jambes, pas le maillot.
– De toute façon, CA FAIT MAL .Ce sont des brûlures. Et après, la peau réagit . J’ai pris mes bras en photo après, c’est pas joli-joli, et ça dure une semaine environ . L’épilation electrique du maillot, ça, c’est l’enfer ; intenable.
– Moi ca fait un an et demi que je fai un traitement au laser sur les jambes, les bras, mayo et tt!! et je vous jure que ca fai tro tro mal, a chaque fois je suis en pleure, et plusieurs fois g t sur le point de tomber dans les pommes… Helene si ta tester sur juste un petit endroit ca fai pas tro tro mal mai apres si on doi tout te faire la douleur prolonger ca fai mal…moi je comparerai pluto cette douleur a quand on t’ecrase un cigare dessus…

Certaines en arrivent même à glorifier le métier d’esthéticienne tout en haïssant la personne, voici 2 commentaires trouvés sur un blog en 2006, postés à 10 mn d’intervalle par la même femme

– Je hais les ésthéticiennes… le première fois que j’y suis allée, c’était il y a deux mois à peu près pour une épilation des sourcils.
J’avais les yeux qui pleuraient tellement elle me faisait mal et là, elle me regarde avec son sourire ultra blanc et me dit « mais il faut pas pleurer ma petite dame…on se revoit dans un mois vous savez! »
– Je trouve que c’est un joli métier… c’est un peu aider les gens à se sentir beau et bien dans leur corps.

Cette vision du métier qui serait finalement d’aider les gens à se sentir beau et bien dans leur corps est totalement contradictoire avec ce qu’elle a vécu : depuis quand remercie-t-on son tortionnaire, à part peut-être les masochistes ? Quant au fait de se sentir beau, rien n’est plus subjectif et ça renvoie à la première citation de cette page.

Voici ce que disait la sexologue Catherine Solano en 2007, dans l’émission « C’est au programme » sur France2, où il y avait une séquence sur l’épilation. Elle parle de l’utilité des poils mais aussi, de ce qui se passe quand on les enlève.

D’abord c’est qu’à la racine des poils y’a des glandes sébacées qui servent à hydrater la peau. Et quand on s’épile, quand on arrache les poils on arrache aussi les glandes sébacées ce qui fait que la peau devient beaucoup plus sèche et beaucoup plus fragile. Donc chez les femmes qui ont la peau assez sensible ça va entraîner plus d’irritations et même de mycoses donc y’a des femmes qui supportent très mal l’épilation.

Voici un commentaire posté en 2009 sur le blog d’Agnès Giard suite à un article intitulé « Velu ou lisse : l’éternel débat »

Quant aux personnes qui soutiennent que la sensation est meilleure avec un pubis glabre, je ne suis pas d’accord: pour l’avoir vécu, au fur et à mesure des épilations, la peau finit par s’épaissir et devient beaucoup moins sensible… De plus la douleur à l’épilation, l’aspect hideux des points rouges et des boutons, etc: où est le gain ? Se retrouver avec une peau pubienne moins sensible, abîmée?
Lorsque je m’épile le sexe, je ne peux non plus m’empêcher de faire le parallèle avec l’aspect du sexe prépubaire que j’avais petite fille. Et je suis désolée, mais à ce moment, je suis très mal à l’aise.

C’est un témoignage très important mais assez rare. Les partisans de l’intégrale se gardent bien d’en parler mais peut-être qu’un jour, elles sentiront la différence de sensibilité. Agnès Giard intervient dans le documentaire dont j’ai parlé plus haut, elle ose dire que l’épilation est de l’ordre de la liberté ! De quoi, personne ne le sait.

Le témoignage suivant dit à peu près la même chose, posté en 2005 sur le blog de mademoisellek

Les poils ont également une fonction « lubrifiante ». Ils réduisent les irritations dues au frottement de la peau contre la peau. Franchement, cela je l’ai vérifié maintes et maintes fois: un pubis intégralement rasé = un pubis irrité.

Autre témoignage, trouvé sur un blog en 2006.

je me suis rasée une fois. et j’ai passé la semaine a me gratter partout. je cherchais des recoins dans la rue pour me livrer à un grattage intenpestif, au boulot ça me prenait pire qu’une envie de pisser. Partout!!! C’etait un vrai calvaire. Mais quelle idée j’ai eu????!!!! Tou ça pour essayer.

En mai 2010, Maïa Mazaurette a écrit un article intitulé disparition du sexe féminin sur un des inconvénients de l’épilation intégrale

Extrait

Avant, les gens voyaient un triangle de poils et ils se disaient, waou, un sexe féminin, génial.

Maintenant on s’épile et le sexe féminin se limite à la vulve elle-même. Le pubis est sorti du champ du sexe.

La disparition des poils réduit le champ du sexe de deux manières : spatialement (hors pubis, le sexe se réduit de moitié) et chronologiquement – c’est une telle galère de garder une épilation parfaite que les phases de repousse nous rendent, la moitié du temps, théoriquement inaptes à la consommation.

Voici quelques commentaires de femmes parmi les centaines postés

– Pour ma part, l’épilation ça m’a apporté que des problèmes…
Je suis aux prises avec deux festives bandes de poils incarnés sur les aines, impossible à traiter, il y en a de nouveaux chaque jour… Comme quoi l’épilation c’est vraiment pas top. J’ai déjà fait l’intégrale dans le passé pour mes ex petits copains… J’ai la peau très sensible, ça me provoquait des sensations de brûlures et des démangeaisons impossibles… Tout ça dans le but de plaire!
Et bah croyez moi, avec le temps j’ai fini par comprendre!
Je garde l’endroit net, mais je suis fière de mes poils et si un mec ne peut pas m’accepter telle que je suis, bah tant pis pour lui! Je ne vais pas compromettre mon intégrité physique et mes préférences pour du sexe!

– Le problème de la repousse est trop rarement évoqué… si j’étais moins poilue, que ça me faisait moins mal, que ça ne repoussait pas aussi vite, je m’épilerais volontiers, pourquoi pas après tout. Mais une mode qui implique de la douleur physique et des complications qui entravent la sexualité elle-même… non. Cette mode implique quand même de n’être que très très peu poilue à cet endroit ! De plus c’est toujours troublant de se rendre compte que même dans la culotte on est toujours “victime de la mode”…